Triangle botanique

(Situation du triangle botanique dans le parc)

Situation du triangle botanique dans le parc

(Plan du triangle botanique)

Plan actuel du triangle botanique

Le triangle botanique constitue l’une des zones ornementales du campus dans le parc de Grignon avec le jardin anglais et le labyrinthe. Entourée de bâtiments, cette zone fournit un espace vert naturel, cependant exclu de la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF n° 110001509) .

Historiquement aménagé dès la fin du XIXème siècle pour l’enseignement de la botanique et de la sylviculture, le triangle botanique comprend plusieurs parties réparties sur environ deux hectares : la partie ancienne de l’arboretum, l’ex jardin botanique, l’ex jardin écologique, les ex pépinières et le terrain dit de la pointe.

Jardins botanique et dendrologique

(Plan du triangle botanique vers 1908)

Plan du triangle botanique vers 1908

(Aquarelle du triangle botanique vers 1908)

Aquarelle représentant le triangle botanique vers 1908

Un jardin botanique a initialement été créé vers 1864 en même temps que des pépinières forestières.

Les collections se présentaient au sein de bandes parallèles délimitées par du buis, encadrées par des allées principales et organisées selon la systématique botanique.

Vers 1871, une collection dendrologique a été installée par Pierre Mouillefert (enseignant de sylviculture) dans la partie située au nord. Les plants d’arbres et d’arbustes étaient alignés au sein des bandes et regroupés par familles botaniques. Elle est devenue la partie historique de l’arboretum.

(Jardin botanique au début du XXe siècle)

Jardin botanique au début du XXe siècle

(Jardin dendrologique au début du XXe siècle)

Jardin dendrologique au début du XXe siècle

En 1926, les collections botanique et dendrologique s’élèvent à 4 000 espèces [Grignon, le château et l’école, 1926, p. 105]. Les seules archives disponibles consistent en un inventaire des arbres et arbustes effectué en 1979.

Actuellement, il ne susbsiste pratiquement plus de plante des collections botaniques suite à la disparition progressive de l’enseignement de la botanique et au départ du dernier jardinier dédié à son entretien au milieu des années 1980. Une petite partie du jardin botanique située à l’est a été aménagée en jardin paysager vers les début des années 1990 par le lycée horticole de Chambourcy-Saint-Germain-en-Laye alors présent sur le site. Les anciennes bandes délimitées par du buis servent désormais pour la plupart au jardinage des étudiants ou du personnel de l’établissement.

Jardin écologique

Vers 1950 une petite partie du jardin botanique située au sud est transformée en jardin écologique à l’initiative de Jacques Montégut (1905-2007, enseignant en botanique à Grignon puis aussi à l’Ecole nationale supérieure d’horticulture de Versailles – voir la notice dans l’article de Marc Rumelhart : “Eco-logiques pour les projets de paysage, autobiographie d’un héritage”, Carnets du paysage, n°20, 2010, PDF).

Il y est alors reconstitué une douzaine d’écosystèmes nationaux :

(Vue dans le jardin écologique en 2004)

Vue dans le jardin écologique en 2004

  1. Région parisienne
  2. Littoral de la Manche
  3. Littoral du Languedoc
  4. Causses
  5. Mont Ventoux
  6. Provence
  7. Dauphiné – Savoie
  8. Massif Central
  9. Littoral du Sud – Ouest
  10. Vosges
  11. Champagne
  12. Bourgogne
(Bassin principal du jardin écologique)

Bassin principal du jardin écologique

(Bassin annexe du jardin écologique)

Bassin annexe du jardin écologique

Ce jardin était particulièrement riche avec au-moins 250 espèces illustratives de ces milieux. Un inventaire a été réalisé en 1979.

Le jardin écologique comprenait notamment deux bassins alimentés en eau par une source voisine.

Malheureusement abandonné depuis le mileu des années 1980, ce jardin écologique s’est régulièrement appauvri : quelques espèces ont cependant subsisté malgré l’envahissement par divers arbres.

Terrain de la pointe

A l’extrémité nord-est du triangle, le terrain de la pointe a servi de terrain d’expérimentation jusque vers la fin des années 1990 : vigne sauvage, céréales et plantes fourragères en pathologie végétale, pollinisation de pommiers en zoologie. Depuis le terrain, resté inutilisé, se transforme progressivement en extension de l’arboretum.

(Plantations dans le terrain de la pointe)

Plantations dans le terrain de la pointe

Vers 2000, Guy Raynal (professeur en biologie-protection des plantes) y a installé sur le pourtour des plants d’arbres obtenus à partir de semences récoltées en divers lieux : arbre de fer de Perse (Parotia persica), catalpas (Catalpa bignonioides), cormiers (Sorbus domestica), kakis (Diospyros kaki), oranger des Osages (Maclura pomifera).

Les étudiants y ont planté en 2004 un noisetier de Byzance (Corylus coturna) comme arbre de la promotion 2001, puis en 2012 un pommier (Malus) et des poiriers (Pyrus communis). L’association de l’Arbre de fer y a installé un bouleau (Betula).

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